Programme de l'édition 2016

 
 

Bande-annonce 2016 - 11e Édition

 

 

Le programme
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JSD - 8 nov 2016

JSD - 8 nov 2016

 

 
 
 
 

L'ECRAN : Cinébanlieue défend la swag attitude

 

JSD : le 8 novembre 2016

 Benoît Lagarrigue 

 

 
Le festival s’empare de cet art de vivre des jeunes de banlieue, entre frime et refus des contraintes et préjugés, au travers de films en avant-première et courts métrages.
 
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Pour sa onzième édition, le festival Cinébanlieue se déroulera en deux temps. Le premier à l’Écran de Saint-Denis, du 9 au 12 novembre, puis à Paris (UGC Ciné Cité 19e) les 17 et 18.

La thématique choisie cette année porte un terme qui pourra sonner de manière étrange aux oreilles les plus âgées. « Nous allons parler de la swag attitude », confirme Aurélie Cardin, fondatrice et directrice du festival. « Avoir le swag, c’est savoir se distinguer, aussi bien dans sa manière d’être que dans celle de se vêtir. C’est s’inventer un personnage et un espace de liberté qui permet de fuir les contraintes sociales et les préjugés », poursuit-elle. De nombreux jeunes, notamment en banlieue, voulant échapper aux assignations sociales, à l’enfermement dans un carcan fixé par la société, adoptent la swag attitude qui est bien plus qu’un phénomène de mode où l’on doit d’abord être bien habillé, avec son côté frime. C’est un véritable état d’esprit où l’on s’invente un personnage, où l’on s’affirme bien au-delà de son origine ou de l’image que leur renvoie la société. Ces jeunes construisent leur propre image, telle qu’ils veulent la donner et non telle que les autres la voient.

Et comme la vocation première d’un festival comme celui-ci est de porter un regard sur la banlieue autre que celui véhiculé à longueur de pages et d’écrans par les médias, il était naturel qu’il se penche sur ce phénomène finalement peu connu et souvent dénaturé. « En fait, tout est partie d’un documentaire, celui que nous allons projeter en avant-première et en ouverture du festival, avec un défilé de mode swag à l’Écran, le 9 novembre à 20 h », indique Aurélie Cardin. Il s’agit de Swagger, réalisé par Olivier Babinet auprès de jeunes d’Aulnay-sous-Bois et de Sevran. Ce film, qui fut sélectionné dans la programmation ACID du dernier Festival de Cannes, aborde différents genres, du documentaire à la fiction en passant par la comédie musicale et la science-fiction. « Swagger est un magnifique voyage dans l’imaginaire de ces jeunes. Olivier Babinet compose de très beaux portraits dans lesquels ils parlent de leurs vies, de l’avenir, avec leurs peurs, leurs rires, leurs fantasmes, leur imaginaire », s’enthousiasme Aurèlie Cardin.

Après la relâche hebdomadaire de l’Écran le jeudi, le deuxième film présenté également en avant-première (il sortira en salles le 17) par Cinébanlieue, vendredi 11 novembre à 20 h, nous transporte du côté de Marseille. Corniche Kennedy, de Dominique Cabrera, qui sera présente avec ses comédiens, évoque des adolescents désœuvrés qui, pour tromper l’ennui, défient les lois de la pesanteur en plongeant dans la mer le long de la célèbre corniche Kennedy de la cité phocéenne. Adapté du roman de Maylis de Kerangal, cette fiction mêle la mise en danger de soi-même et le défi à l’ordre établi. « C’est un film solaire, une véritable ode à la liberté ! », promet la directrice du festival.

Le troisième film présenté à Saint-Denis par Cinébanlieue, samedi 12 novembre à 20 h, vient d’Afrique. Wùlu, de Daouda Coulibaly, est, selon Aurélie Cardin, « une rareté, même s’il n’a pas encore trouvé de distributeur en France ». Il s’agit d’un thriller dans lequel jouent entre autres Ibrahim Koma (que l’on a vu précédemment dans La Cité rose, de Julien Abraham) et la chanteuse malienne Inna Modja. Wùlu raconte l’histoire de Ladji qui, à 20 ans, n’a pas de travail. Pour survivre, il entre de fil en aiguille dans le monde du trafic de drogue et se retrouve mêlé au crime organisé qui finance le radicalisme religieux. « À travers cette histoire, Daouda Coulibaly montre une jeunesse africaine en écho à celle d’Europe occidentale, et comment elle est gangrénée par l’argent de l’intégrisme. C’est un film initiatique qui nous immerge dans une réalité de l’Afrique et lance un cri d’alarme pour que ce continent se libère de la corruption. »

Cinébanlieue organise également à l’Écran trois séances de courts métrages, samedi 12 novembre à 14 h, 16 h et 18 h. « Comme chaque année, nous voulons donner une grande place aux jeunes talents. Ce sont souvent des œuvres qui sont montrées pour la première fois dans un cinéma. Sur les quatre cents que nous avons reçus, nous en avons sélectionné quatorze, qui seront projetés ici en présence des réalisateurs, dont neuf seront en compétition », se réjouit Aurélie Cardin. Histoire démontrer que la swag attitude est tout sauf uniforme, à l’image de la jeunesse.

Benoît Lagarrigue

Cinébanlieue du 9 au 12 novembre à l’Écran (14, passage de l’Aqueduc). www.lecranstdenis.org 

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Qui sommes-nous ?

Créé en 2006, un an après les révoltes sociales qui ont embrasé les périphéries des grandes villes, le festival Cinébanlieue est né du constat qu’il n’existait pas de grandes manifestations consacrées à la banlieue vue sous l’angle de sa richesse sociale, culturelle et économique. Celui-ci entend prouver que la représentation de la banlieue et de ses habitants ne se résume pas à ce que les médias veulent bien montrer.

Ce festival offre une toute autre vision de ce qu’est la banlieue. Il s’agit principalement de montrer cet espace comme étant un lieu d’inspiration et d’épanouissement artistiques, et non plus comme source de tensions et de destruction. Aux côtés d’une sélection de films en compétition, il propose un panorama de films sur un thème d’actualité ; chaque année un cinéaste français ou étranger est choisi pour être l’invité d’honneur.

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