Programme de l'édition 2017

  

Bande- annonce 2017

 

 

 

Le programme

Inscription à notre newsletter

 


BANDE ANNONCE 

Compétition Cinébanlieue 2017



CLIP 

Cinébanlieue 2017


 Télécharger le programme 2017

A+ R A-

France Inter - 9 novembre 2017

 

 

 

 

 

Cinébanlieue : émission Le 7/9 animée par Léa Salamé et Nicolas Demorand du 9 nov.2017

FRANCE INTER RECOMMANDE CINEBANLIEUE

On se souvient de la joie exubérante d’Houda Benyamina recevant la caméra d’Or à Cannes l’an dernier pour son film Divines, un film qui plus de 20 ans après La Haine a permis de changer le regard sur les banlieues. 

Dans cette veine, le festival Cinébanlieue propose jusqu’au 17 novembre 24 courts et longs-métrages. Sébastien Sabiron a rencontré Souleyman Sylla, 26 ans, qui est l’un des cinéaste en compétition.

 

A 12 ans, Souleyman joue la mère grand dans le Petit Chaperon rouge, une révélation pour le gamin de Créteil. Aujourd’hui, élève au Conservatoire national d’art dramatique, et réalisateur de deux courts-métrages.

« Si vous voulez comprendre comment fonctionne une cité, imaginez une très très longue échelle, vraiment tout en bas, y à nous ».Dans Les Princes de la Ville, Souleymane raconte la cité à la manière d’un conte, une vision décalée d’un univers qu’il connait par cœur.

« Quand on vient de banlieue, on a envie de raconter des histoires qu’on connait, et qui sont mal racontées par d’autres, avec un prisme différent, une autre vision (…) Extrait : si tu veux on parle affaire, quoi ? Nous aussi on a des projets ma gueule et ça coute cher ! »

Un film de banlieue, reconnait-il en souriant même si le jeune homme a un peu de mal avec ce terme : « Cela n’existe pas du cinéma de banlieue, c’est du cinéma qui parle des êtres humains dans un lieu précis. La Haine, on aurait pu le reprendre dans le nord de la France, et cela serait toujours la même histoire ».

Souleymane a été soutenu par l’association Mille Visages qui aide les jeunes cinéastes sans réseau dans les quartiers populaires, un coup de pouce salutaire.

Le cinéma est un milieu très fermé, souvent ce sont les mêmes personnes qui se retrouvent à l’affiche ou dirigeant. Quand t’arrives, et que tu connais personne, peu importe d’où tu viens, de banlieue ou pas, c’est la même difficulté. Et c’est ça qui est bien avec Mille Visages, entre jeune on se rencontre, et on crée une famille de cinéma, notre famille de cinéma. 

Pour le jeune homme qui se rêve en Spike Lee, le cinéma français évoluera vraiment quand la question de la diversité à l’écran ne fera plus débat. 

Le festival Cinébanlieue, c’est à Saint-Denis et à Paris jusqu’au 17 novembre !

https://www.franceinter.fr/emissions/le-7-9/le-7-9-09-novembre-2017

 

Qui sommes-nous ?

Créé en 2006, un an après les révoltes sociales qui ont embrasé les périphéries des grandes villes, le festival Cinébanlieue est né du constat qu’il n’existait pas de grandes manifestations consacrées à la banlieue vue sous l’angle de sa richesse sociale, culturelle et économique. Celui-ci entend prouver que la représentation de la banlieue et de ses habitants ne se résume pas à ce que les médias veulent bien montrer.

Ce festival offre une toute autre vision de ce qu’est la banlieue. Il s’agit principalement de montrer cet espace comme étant un lieu d’inspiration et d’épanouissement artistiques, et non plus comme source de tensions et de destruction. Aux côtés d’une sélection de films en compétition, il propose un panorama de films sur un thème d’actualité ; chaque année un cinéaste français ou étranger est choisi pour être l’invité d’honneur.

Calendrier des évènements