Programme de l'édition 2017

  

Bande- annonce 2017

 

 

 

Le programme

Inscription à notre newsletter

 


BANDE ANNONCE 

Compétition Cinébanlieue 2017



CLIP 

Cinébanlieue 2017


 Télécharger le programme 2017

A+ R A-

Seine-Saint-Denis La Mag - 6 novembre 2017

 

 

Cinébanlieue fait scintiller les étoiles noires

Seine-Saint-Denis Le magazine : le 6 novembre 2017 

Pour sa 12e édition, le FESTIVAL qui a pour épicentre Saint-Denis, a choisi de se pencher sur la représentation noire au cinéma. A partir de mercredi 8 et jusqu’au 17 novembre, plongez dans certaines des meilleures fictions et documentaires de l’année, avec notamment deux avant-premières.


 « Y en a marre de ces rôles clichés pour les minorités. Il y a des médecins noirs ou des avocats asiatiques dans la société française, alors, pourquoi en voit-on si peu à l’écran ? » Ainsi parlait Maïmouna Doucourélorsque nous l’avions rencontrée à l’occasion de la sortie de son court-métrage « Maman(s) », déjà à l’occasion du festival Cinébanlieue (en 2015). Entre temps, la jeune femme a connu un petit bouleversement dans sa vie, sous la forme d’un César du meilleur court-métrage reçu conjointement en février 2017 avec l’Aulnaysienne Alice Diop pour « Vers la tendresse ».

En dépit de cette reconnaissance récente, gageons que la jeune cinéaste, actuellement engagée dans la réalisation de son premier long, « Mignonnes », ne retirerait rien de ses propos. La fameuse diversité est encore trop peu présente sur les écrans français, aussi bien derrière que devant la caméra.

Face à cette lente évolution des équilibres, le festival Cinébanlieue qui débute mercredi s’est donc proposé de faire un état des lieux de la représentation noire au cinéma. « Cette question de l’invisibilité des acteurs et réalisateurs noirs ou d’origine maghrébine s’est posée dans le cinéma français, mais aussi aux Etats-Unis. Il y a quelques années, il y avait eu cette polémique justifiée des « Oscars so white » (en 2016), rappelle Aurélie Cardin, directrice et fondatrice du festival Cinébanlieue. Depuis, cette prise de conscience a aussi franchi l’Atlantique. Pour un festival comme le nôtre, qui veut mettre en avant une France plurielle, ce focus était donc assez logique. »

Deux temps forts – deux avant-premières – encadreront la manifestation : « Une saison en France » de Mahamat-Saleh Haroun nous parlera de la crise des migrants et de la frilosité manifestée globalement par la France dans l’accueil de ces réfugiés. Tandis que Lucien Jean-Baptiste passera sa « Deuxième étoile » après sa première, toujours sur le ton de la comédie, en clôture de la manifestation (le 17 novembre).

Entre ces deux bornes, il ne faudra pas non plus manquer « Les Mariannes Noires » de Mame Fatou Niang et Kaytie Nielsen, un documentaire donnant la parole à sept Françaises noires. Une galerie de portraits touchants et bien sentis, donnant à voir le visage de cette France « double vague » qui est celle d’aujourd’hui, pour reprendre le titre de l’enquête sur le cinéma menée récemment par la journaliste franco-burkinabè Claire Diao. « Il n’est d’ailleurs pas anodin de constater que Mame Fatou Niang ou Amandine Gay, auteure d’un documentaire semblable intitulé « Ouvrir la voix » vivent désormais à l’étranger, l’une à Pittsburgh, l’autre au Canada. Ça montre aussi que le cinéma français n’est pas toujours capable de retenir ses talents », note Aurélie Cardin.

Les amateurs de comédies cocheront aussi sur leur agenda « La vie de château », du Stanois Cédric Ido ou « L’Ascension », feel-good movie sur l’expédition jusqu’à l’Everest d’un jeune Courneuvien, épisode inspiré d’une histoire vraie vécue par le journaliste séquano-dionysien Nadir Dendoune.

Pour primer les 9 courts-métrages qui sont cette année en compétition, on retrouvera d’ailleurs la productrice de « L’Ascension », Laurence Lascary, comme présidente du jury. Et les candidats au Grand Prix s’annoncent nombreux, entre « Le jour de ton jour » de Steve Achiepo, monologue intérieur d’un petit garçon persuadé que sa mort est proche, « Africa », de Naïm Aït-Sidoum sur l’aventure chaotique d’un metteur en scène chargé de monter un spectacle sur l’Afrique avec des jeunes des quartiers. Ou encore « Little Jaffna », sur le conflit au Sri Lanka vu de France, avec la participation d’Antonythasan Jesuthasan, héros de « Dheepan », Palme d’or à Cannes en 2015. Avec à la clé pour le vainqueur, l’assurance d’être produit par DACP, la société de production de Laurence Lascary.

Pendant une semaine, penchez-vous donc à la fenêtre de la France et du monde avec le festival Cinébanlieue !

Deux lieux de projections : L’Ecran de Saint-Denis et l’UGC Ciné Cité 19e
Retrouvez le programme complet sur le site du festival Cinébanlieue

Photos : Extraits des "Mariannes noires" de Mame Fatou Niang et Kaytie Nielsen
Et de "Une saison en France", de Mahamat-Saleh Haroun

Qui sommes-nous ?

Créé en 2006, un an après les révoltes sociales qui ont embrasé les périphéries des grandes villes, le festival Cinébanlieue est né du constat qu’il n’existait pas de grandes manifestations consacrées à la banlieue vue sous l’angle de sa richesse sociale, culturelle et économique. Celui-ci entend prouver que la représentation de la banlieue et de ses habitants ne se résume pas à ce que les médias veulent bien montrer.

Ce festival offre une toute autre vision de ce qu’est la banlieue. Il s’agit principalement de montrer cet espace comme étant un lieu d’inspiration et d’épanouissement artistiques, et non plus comme source de tensions et de destruction. Aux côtés d’une sélection de films en compétition, il propose un panorama de films sur un thème d’actualité ; chaque année un cinéaste français ou étranger est choisi pour être l’invité d’honneur.

Calendrier des évènements